Norah Vincent : 18 mois en homme, une expérience qui la conduit au suicide

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Norah Vincent, célèbre féministe, chroniqueuse américaine, ouvertement lesbienne, Convaincu que les hommes vivaient une vie d’avantage et de privilèges et que tout leur était  soumis, a voulu démontré au monde entier que ce qu’elle disait était la vérité, et que les femmes, elles subissaient tout le mal du monde.

Nouvelle vie en tant qu’homme

La féministe a décidé donc décidé de se faire passer pour un homme dans le seul but de les infiltrer afin d’expérimenter elle même cette vie masculine tant facile et avantageuse de l’ennemie, les hommes.

Pendant 18 mois, Norah Vincent s’est grimée en homme. Barbe collée, poitrine écrasée, voix abaissée. Son objectif ? Vivre comme eux, parler comme eux pour comprendre ce qu’elle croyait être vrai. Le tout, bien sûr, au nom du féminisme.

Elle s’est appelée Ned Vincent, s’est fondue dans des cercles masculins : clubs de sport, monastères, bars, groupes de soutien. 

Elle a flirté avec des femmes en prétendant être un homme, observé leurs réactions, disséqué leurs attentes. Mais ce qu’elle a découvert ne l’a pas confortée dans ses idées. Bien au contraire.

Une surprise difficile

Norah qui croyait démasquer la domination masculine, et s’attendait à trouver du pouvoir, de la facilité, de l’arrogance a été réellement choqué. Elle a constaté que les hommes vivait plutôt dans de la solitude, la pression sociale, des hommes prisonniers du silence, écrasés par les attentes d’une société qui ne leur pardonne ni faiblesse, ni émotion.

Toujours dans sa peau d’homme, elle a été choqué de trouver que les femmes étaient souvent cruelles et méfiantes face à des hommes vulnérables. 

Elle a perçu le mal silencieux, la violence cachée dont les hommes sont victimes, et n’arrivent a parler au prix d’être vu comme des faibles. Mais cette révélation, au lieu de la libérer, l’a totalement brisée.

Retour en arrière impossible

À la fin de son expérience, Norah était psychologiquement et sentimentalement dévasté. Elle a du être internée dans une clinique psychiatrique. Incapable de gérer le poids psychologique de ce qu’elle avait vécu. Dans un autre livre, Voluntary Madness, elle racontera ses séjours en hôpital psychiatrique, comme une tentative de comprendre cette folie.

Le 6 juillet 2022, Norah Vincent met fin à ses jours. Elle avait 53 ans.

Li’déologie de Norah Vincent l’a conduite là où il n’y avait plus de retour en arrière pour elle. Elle pensait dénoncer un système, prouver que les hommes sont des males dominant sans pitié, ni bonté. Elle a trouvé une humanité trop complexe, une réalité dure a vivre.

Il faut le dire : Norah Vincent est un exemple tragique de ce qui arrive quand l’idéologie, les jugements éronnés l’emporte sur la réalité.

Elle n’a pas cherché à comprendre les hommes, elle a voulu les exposer. Elle n’a pas été une victime, mais une militante poussée à l’extrême, jusqu’à se perdre dans un rôle qu’elle ne pouvait pas soutenir.

En Afrique, ces idéologies se prononcent de plus en plus, cela change de cap maintenant et porte le nom d’un certains paternalisme au banc des accusés. Cependant l’expérience de Norah ne prouve-t-elle pas que ce paternalisme, s’il existe vraiment, serait donc socle sure et fort qui supporte tout, pardonne tout et fait preuve d’une solidité à nul autre pareil ?

Rédaction: Regional

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