Le 15 janvier 2025, le ministre ivoirien de la Communication, Amadou Coulibaly, déclarait qu’« Alain Traoré n’est pas porté disparu. Il a été interpellé et la procédure suit son cours », lors du Conseil des ministres à Abidjan.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Depuis cette date, Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, était détenu à l’école de la gendarmerie. Il a été retrouvé mort dans sa cellule, dans des circonstances jugées douteuses. Selon le procureur ivoirien, il se serait pendu après avoir tenté de se trancher les veines. Le rapport du médecin légiste appuie cette version.

Cependant, ni sa famille, ni son avocat, ni l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire n’ont été informés de ces faits au préalable.
Le gouvernement burkinabè exprime sa profonde inquiétude. Il s’étonne que ce drame ait eu lieu dans une école de gendarmerie, alors que les autorités ivoiriennes avaient nié toute pratique d’enlèvement, de torture ou d’exécution sommaire. Il s’interroge aussi sur les raisons d’une détention prolongée de plus de six mois sans procès.
Le Burkina Faso rejette catégoriquement la thèse du suicide et dénonce un déni de justice. Il qualifie cette mort de disparition suspecte, voire d’assassinat, et exige vérité et justice. Le gouvernement burkinabè reste saisi du dossier et appelle les autorités ivoiriennes à faire toute la lumière sur cette affaire.
Source: Burkina 24