Le Conseil des ministres du Mali, réuni récemment sous la présidence du Chef de l’État, a adopté un projet de loi de grande portée visant à réviser la Charte de la Transition. Cette initiative législative prévoit désormais un mandat de cinq (5) ans, renouvelable, pour le président de la Transition à partir de 2025. Une décision qui s’inscrit dans une nouvelle dynamique de refondation de l’État malien, dans un environnement régional en pleine évolution.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!UNE VOLONTÉ POPULAIRE ENCADRÉE PAR LES ANR
À l’origine de cette révision se trouvent les Assises Nationales de la Refondation (ANR), organisées du 27 au 30 décembre 2021. Ce vaste processus de concertation citoyenne a débouché sur 517 recommandations axées sur une transformation en profondeur de l’appareil étatique à travers des réformes institutionnelles et politiques majeures. Ces propositions ont déjà permis des avancées concrètes, telles que l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution le 18 juin 2023.
UNE NOUVELLE ÉTAPE POLITIQUE POUR LE MALI
L’instauration d’un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable, marque une volonté affirmée des autorités maliennes de reprendre le contrôle de leur trajectoire politique, en adéquation avec les aspirations populaires et les réalités actuels au Sahel. Dans une région confrontée à des défis majeurs tels que l’insécurité, les ingérences étrangères et les crises sociales.
Reste désormais à observer si cette révision recevra l’adhésion de la population et si elle saura concilier stabilité politique, légitimité institutionnelle et exigences démocratiques dans un contexte toujours aussi complexe.
Rédaction: Regional